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Petit blog sur lactualité et les avion

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USA: le marché du travail donne de gros signes d'essoufflement en décembre

Le marché du travail américain a donné de gros signes d'essoufflement en décembre, avec 18.000 créations d'emplois seulement et un bond du chômage à 5%, témoignant des risques de récession que la crise de l'immobilier fait peser sur la première économie mondiale.

C'est le rythme d'embauches le plus faible depuis août 2003, année morose marquée par le début de la guerre en Irak, et le niveau de chômage le plus élevé depuis novembre 2005, alors que l'économie se remettait du passage du cyclone Katrina.

Les analystes tablaient sur 70.000 créations d'emplois, après 115.000 en novembre, et une petite hausse du chômage à 4,8% contre 4,7% le mois précédent.

Le détail des chiffres, publiés vendredi, révèle l'impact croissant de la crise de l'immobilier sur l'économie: en décembre, la branche d'activité la plus touchée a été celle de la construction avec 49.000 licenciements nets. L'industrie a détruit 31.000 emplois et dans les services, le commerce de détail en a supprimé 24.000 malgré la saison des fêtes.

En revanche, les services aux entreprises ont créé 43.000 emplois, le secteur de l'éducation-santé 44.000, et la fonction publique 31.000.

Ces chiffres ont immédiatement fait bondir l'euro qui a touché un plus haut depuis le 29 novembre à 1,4823 dollars.

Ils inquiètent les marchés qui ont déjà dû digérer cette semaine l'annonce d'une baisse de l'activité industrielle en décembre, et qui attendaient avec anxiété ce rapport pour juger de l'ampleur de la détérioration de l'économie et des risques de la voir entrer en récession.

Un tel marasme augmente les chances d'une nette baisse des taux lors de la prochaine réunion de la banque centrale (Fed), le 30 janvier. Lors de sa dernière réunion, celle-ci n'avait pas exclu des baisses "importantes" en cas de forte détérioration de la conjoncture.

La mauvaise nouvelle sur le front de l'emploi sera aussi scrutée avec soin par les politiques, alors que la course à la Maison Blanche a connu sa première grande épreuve jeudi avec les caucus de l'Iowa, qui ont vu la victoire de Barack Obama chez les démocrates et de Mike Huckabee chez les républicains.

Il y a un an, le chômage affectait 4,4% seulement de la population active et "il a augmenté dans presque toutes les professions", a indiqué Philip Rones du Bureau des statistiques sur l'emploi.

Le secteur du bâtiment a perdu 236.000 emplois depuis son pic en août 2006, "entraîné par la construction résidentielle". L'industrie a supprimé 212.000 emplois au cours de l'année écoulée, en raison surtout des licenciements dans le secteur automobile".

Au total, "l'économie a créé 111.000 emplois par mois en moyenne en 2007, contre 189.000 en 2006", a-t-il ajouté. Les analystes estiment qu'il faut entre 110.000 et 140.000 embauches nettes chaque mois pour absorber la hausse de la population active.

De plus, les nouvelles ne sont guère encourageantes sur le front de l'inflation, puisque le salaire horaire a progressé de 0,4% en décembre, ce qui est supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur une hausse de 0,3%.

Sur un an, la hausse atteint 3,7%, contre 4,3% en 2006.
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